Transition au pays

AVENTURE LOTOISE ________ Un documentaire de Frédéric Sibille et quelques optimistes

31 janvier 2017
par Kim
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 Le collectif citoyen pour l’avenir du Liauzu saisit Ségolène Royal !

Collectif citoyen (pour l’Avenir du Liauzu), Mairie d’Orniac, 46330 ORNIAC

Orniac le 29 janvier 2017

Madame la Ministre de l’Environnement,

Nous souhaitons vous faire part de nos interrogations sur l’adéquation entre les volontés affichées du gouvernement en matière de transition citoyenne et écologique et les décisions prises localement par le Conseil Départemental du Lot concernant l’espace du Liauzu dont il est propriétaire, et validées par le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy .

Tout d’abord un rapide exposé des faits :
Ce lieu emblématique de l’éducation populaire tournée vers la nature et la citoyenneté depuis 45 ans (voir annexe) a été abandonné financièrement par l’arrêt de la subvention du CD alors que la structure était en cours d’élaboration d’un plan de réorganisation avec la Région et l’ADEFPAT, puis abandonné physiquement depuis 2011 après le rejet de plusieurs offres privées et associatives, ceci aboutissant à la dégradation et à la vandalisation des lieux (photos).
En 2015, un collectif de citoyens engagés pour la transition citoyenne et écologique a proposé au Conseil Départemental et au Parc Naturel Régional PNRCQ un projet de revitalisation du lieu pour en faire un Centre Permanent de la Transition Ecologique et Citoyenne, projet ouvert largement travaillé avec la population et les associations locales, avec plusieurs réunions publiques.
Après un an de contact où le collectif s’est attaché à trouver les solutions aux problèmes posés (constitution d’une association, le CAL, pour répondre à la demande d’interlocuteur unique du CD46, commission sécurité…) le CD46 a rejeté le projet de manière très laconique (décision de la commission permanente du 16 juin 2016, voir courrier) au seul motif de garder le lieu public.
En octobre 2016, le CD décide la re-naturalisation du lieu pour un montant de 175 000 € consistant en la destruction de 5 bâtiments et la fermeture de 6 autres, ainsi que la mise en place d’un parcours d’interprétation.

Nos interrogations portent sur trois points :
Pourquoi, alors que plusieurs projets mettent en avant l’affichage transition écologique et citoyenne, le Conseil Départemental et le PNRCQ n’ont-ils pas soutenu un projet pilote en matière d’expérimentation, d’information et d’éducation à la transition écologique.
En 2011, le PNRCQ a accueilli 30 visiteurs de 7 pays différents dans le projet européen « Parks and People ». Le Liauzu et Les Amis du Célé étaient une des initiatives visitées en tant que projet phare de bonnes pratiques écologiques à partager avec les partenaires européens, montrant ainsi que la valeur du site était bien connue de Mme la Présidente. Pourquoi le CePTEC n’a pas eu l’intérêt et le soutien de Mme la Présidente pour un projet de restauration du patrimoine bâti à l’abandon, un projet de protection et d’animation d’un espace naturel sensible et Natura 2000 sur le territoire du parc ? Pourquoi le CD46 n’a-t-il pas soutenu la réouverture d’un lieu qui a permis la sensibilisation de plusieurs générations de collégiens à la richesse et à la fragilité de leur environnement ?
Alors que les aides FEDER sont mobilisées sur ce type de projet, notamment sur les espaces sensibles du département, aucune des deux structures n’a évoqué avec le CePTEC la possibilité de mobiliser ces aides.

Comment, le Département, qui affiche une volonté de participation citoyenne au travers de grandes consultations, et le Parc Naturel qui affiche la volonté « d’inventer une autre vie » peuvent-ils refuser une discussion publique sur le devenir de ce lieu alors que cette discussion ouverte permettrait certainement d’enrichir le projet, de clarifier l’utilisation et le caractère public du lieu et surtout de permettre l’appropriation collective du devenir de ce lieu emblématique, stimulant ainsi l’implication citoyenne locale pour la transition écologique.

Enfin, et ce point est le plus important, comment se fait-il que les fonds TEPcv soient mobilisés pour la destruction et la fermeture de bâtiments avec un libellé « biodiversité et re-naturalisation » alors qu’il s’agit ni plus ni moins que de mettre en sécurité des lieux abandonnés par le Conseil Départemental et de réparer une monumentale erreur de gestion (photos en annexe).

De manière plus générale, ceci nous interroge sur les choix faits en matière d’utilisation des fonds publics destinés à prendre enfin la mesure des enjeux climatiques mondiaux et sur l’absence de transparence démocratique sur l’utilisation de ces fonds.

Nous tenions madame la ministre à partager ces interrogations avec vous et à vous informer du dépôt d’un recours gracieux auprès du Conseil Départemental du Lot concernant le rejet du projet du CePTEC en date du 04/12/2016. Vous trouverez ci-joint les pétitions qui soutiennent ce recours. Nous espérons qu’il ne sera pas nécessaire de faire de recours sur les attributions de subventions

Nous restons à votre entière disposition et vous invitons à venir nous rencontrer lors d’un prochain passage dans le Lot.

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos salutations écologiques et citoyennes.

Les membres du collectif

 

Vous trouverez ci-joint :

- La lettre de recours administratif auprès du Conseil Départemental en date du 04/12/2016
- Le courrier du Président du Conseil Départemental du 16 juin 2016
- La lettre ouverte au Conseil Départemental en date du 11/07/2016
- La délibération du 17 octobre 2016 pour « l’adoption d’un projet d’espace naturel public » et la sollicitation de subventions dans le cadre de l’appel à projet TEPcv
- La délibération du 6 juin portant sur la sollicitation d’aides FEDER pour des actions de sensibilisation rentrant dans le cadre de l’article 19 du contrat de plan Etat-Région « favoriser les actions de diffusion pour la transition énergétique et écologique vers un développement durable »
- Courrier en date du 6 juillet 2016 à Madame la Présidente du PNRCQ,
- Historique du lieu « l’avenir du Liauzu »
- Le dossier Parks and people project

Les pétitions sur support papier (374)
La liste des signataires de la pétition en ligne (176)

Pour plus d’informations sur ce dossier, vous pouvez consulter les liens suivants :
 dossier du projet CePTEC http://transitionaupays.eu/wp-content/uploads/2016/04/Dossier-installation-Collective-au-Liauzu_V4_21-04-2016.pdf
 dossier finance du projet CePTEC http://transitionaupays.eu/wp-content/uploads/2016/01/Dossier-financier-projet-Liauzu.pdf
 Dossier juridique CePTEC http://transitionaupays.eu/wp-content/uploads/2016/01/Dossier-juridique-projet-Liauzu.pdf
 et le projet en quelques photos http://transitionaupays.eu/le-projet-ceptec-en-quelques-photos/

 

Les membres du collectif
Contact : avenirdulieu@transitionaupays.eu

Copie :
- Madame la préfète du Lot
- Préfecture de Région
- Madame la Présidente de la Région Occitanie
- Monsieur le Président du Conseil Départemental
- Madame la Présidente du PNRCQ
- DREAL
- DDT

 

 

11 décembre 2016
par Kim
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Pétition pour l’avenir du Liauzu

Nous n’acceptons pas que le Conseil Départemental utilise des fonds publics à hauteur de 178000€ (pour, en partie, détruire 5 bâtiments et en obturer 6 autres) afin de « sécuriser » ce site du Liauzu, laissé à l’abandon par le Conseil Départemental et sérieusement dégradé par des vols et vandalisme multiple depuis 2011. Dans le même temps un collectif de citoyens Lotois, ne demandant qu’un bail emphytéotique pour 1€ symbolique en contrepartie de leur investissement personnel important et durable, lui propose la réhabilitation de ce site pour y créer un Centre Permanent pour la transition Ecologique et citoyenne (CEPTEC) sans aucun recours de fonds publics.

Nous, nous soutenons la transition écologique et citoyenne.

Non au gaspillage de fonds publics

OUI à la concertation publique pour une transition écologique et citoyenne.

Signez le pétition : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2016N49248

Plus d’information : l’Avenir du Liauzu-corr

Contact : avenirduliauzu@transitionaupays.eu

 

30 novembre 2016
par Kim
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L’avenir du Liauzu

Kim Goddard 15/11/2016

L’association « Collectif pour l’Avenir du Liauzu » (CAL) a proposé de faire revivre ce merveilleux site situé à Orniac, au bord du Célé.

Plusieurs associations, organisations et citoyens lotois souhaitent réhabiliter le domaine du Liauzu pour y créer un centre d’écologie pratique et se sont rassemblés pour constituer le CePTEC (Centre Permanent pour une Transition Ecologique et Citoyenne ») et porter les valeurs et les principes de la Transition définis dans la Déclaration et le Pacte du Collectif (national) pour une Transition Citoyenne et Ecologique. Pour expérimenter et mettre en œuvre cette Transition, ce centre proposera diverses activités d’information et de formation, mais aussi de production, de fabrication, de commercialisation, dans les domaines de l’agriculture, de l’habitat et de l’artisanat, mais aussi de la coopération, de la culture, des arts et des activités physiques.

Dossier complet : voir Dossier d’installation CePTEC

 

Historique – avant 2015

Le projet de Centre Permanent de la Transition Ecologique et Citoyenne  (CePTEC) s’est construit sur les épaules des associations, initiatives et acteurs Lotois dans le but de faire vivre une initiative innovante et soutenable dans la vallée du Célé.

Ce projet était élaboré autour d’un lieu Le  Liauzu – un espace naturel sensible avec une histoire pleine de joie, et de tristesse.

Les Amis du Célé – 45 ans d’éducation populaire et de sensibilisation à l’environnement

Ce lieu, propriété des citoyens lotois, est géré par le conseil départemental, qui l’a laissé à l’abandon depuis la fermeture du Centre de Loisirs des « Amis du Célé », il y a 5 ans. En 2011, l’ancien corps de ferme, avec ses bâtiments et 4.5 hectares de terrain au bord de la rivière Célé,  avait la capacité d’héberger 150 personnes et était en état de fonctionnement correct .

Les Amis du Célé ont accueilli sur ce site remarquable un large public, principalement enfants et adolescents, mais aussi adultes, originaires du département ou d’ailleurs et cela durant plusieurs décennies.

Jeunes et moins jeunes ont pratiqué des activités sportives et de pleine nature (canoë-kayak, baignade, escalade, spéléologie…) en hébergement au cours de séjours d’une à deux semaines, mais aussi dans le cadre d’activités scolaires ou péri-scolaires. Plusieurs générations de jeunes citoyens lotois ont ainsi eu un accès privilégié au Liauzu durant 45 ans.

 

Face à un déficit budgétaire

En 2011, pour faire face à un déficit de 100 000 euros, l’association des « Amis du Célé » a été accompagnée par l’ADEFPAT à la recherche de solutions viables.

Une des conclusions était la nécessité de développer l’accueil familial et de petits groupes avec un modèle ‘chambre d’hôte’ – ce que l’association était prête à mettre en oeuvre. Malgré cette volonté affirmée de s’adapter, l’association n’a pas voulu lâcher son objectif principal d’éducation populaire à destination des habitants du Lot, une mission impossible sans le soutien financier du Conseil Général. Malheureusement « trois représentants du conseil général (MM. Amigues, Gary et Mellinger) ont néanmoins confirmé que la situation financière de l’assemblée départementale leur interdisait de s’engager pour couvrir un déficit récurant ». (La Depeche 3/12/2011)

 

Déficit ‘récurrent’ ou bénéfice non apprécié ?

Rappelons-nous que l’objet de l’association est  : de contribuer à la formation et à l’éducation de la personne par le biais d’activités de nature ainsi que par toutes activités de loisir social et de sensibilisation à l’environnement, notamment à l’attention des enfants, adolescents et jeunes adultes.

Un but qui mérite d’être fortement soutenu et dont le sens est chaque jour d’avantage d’actualité à l’heure où les changements climatiques ne peuvent plus être niés pas plus que les conséquences sur notre environnement naturel.

En 2011, dernière année de son fonctionnement, la base de loisirs a reçu 350 groupes, 5500 séances d’animation ont été réalisées et plus de 50 classes ont été accueillies.

A la fermeture de la base fin 2011, on estime à 450 000 euros l’activité économique générée par la présence des « Amis du Célé » (nombreux emplois permanents ou saisonniers contribuant à la vie économique locale) ainsi que tous les autres bénéfices sociaux, écologiques et culturels d’un centre de loisir en pleine nature et en pleine activité

Le déficit du fonctionnement de 100,000 euros était jugé trop important et considéré par le Conseil Général comme ne relevant pas de sa resposabilité. « Le Conseil Général est propriétaire des lieux ; ce n’est pas son rôle de faire fonctionner la structure. » Gerard Amigues , conseiller général du canton de Limogne et président de la communauté de communes Lot Célé.

 

Stupidité économique et sociale

Si le Conseil Général avait décidé de soutenir les Amis du Célé dans leur fonctionnement entre 2011 et 2015 (pendant une période de restructuration et de développement de l’ offre touristique comme prévu dans leur bilan d’accompagnement) il est raisonnable de penser que le déficit de 100 ,000 euros de 2011 pouvait être sensiblement réduit chaque année. On ignore le montant de subvention de fonctionnement nécessaire pour permettre à l’association de continuer ses activités en tant que fournisseur de service public, mais on sait que la fermeture et l’abandon  du site à coûté très cher aux citoyens Lotois.

 

Il s’est passé 4 ans pendant lesquels le gérant et propriétaire du site (le Conseil Départemental) à reçu quelques réponses aux appels d’offres pour Le Liauzu, sans en juger aucune recevable. Durant cette période, rien n’ayant été mis en place pour la surveillance et l’entretien du site, on a pu assister à la dégradation des bâtiments vides et abandonnés, la destruction des portes et de toute l’installation électrique et sanitaire, enfin les vols de cuivre et vandalisme insensé ( fenêtres et portes cassées, sanitaires détruits ou volés etc..)

Aujourd’hui, on estime le coût de ses dégradations à plus de 350000 euros.

Il y a aussi l’immense trou de 450,000€ d’activités économiques sur le territoire.

Avec le recul, il semble évident qu’on aurait mieux fait d’investir dans l’avenir des Amis du Célé en 2011 et d’éviter leur dissolution. Le Conseil Général de l’époque à refusé tout aide financière provoquant ainsi la fermeture de la base, le licenciement des employés et un grand vide dans la vie économique et sociale locale.

Malheureusement, on peut constater que le Conseil Départemental de 2016 n’a pas tiré la leçon de cette décision catastrophique pour le Liauzu, et continue (par aveuglement ou manque de discernement?) d’ignorer les initiatives citoyennes pourtant porteuses de richesses pour le territoire dans une perspective de nécessaire transition écologique et énergétique. Le Collectif pour l’Avenir du Liauzu a fondé son projet sur un élan citoyen pour la réhabilitation du site et ne demandait aucun argent public.

 

En relation avec le Conseil Départemental

En novembre 2015 un groupe de citoyens attachés au Liauzu et impliqué dans les projets économiques, écologique et culturels s’est réuni pour discuter de l’avenir de ce lieu exceptionnel. L’idée de prendre en main ce très beau site abandonné depuis plusieurs années et d’y créer le Centre Permanent pour la Transition Ecologique et Citoyenne était née. Plusieurs rendez-vous (dont le premier en novembre 2015) avec Mr le Président du Conseil Départemental et son adjointont eu lieu. Le projet qui leur a été présenté a toujours été accueilli avec beaucoup d’intérêt et d’encouragement à poursuivre. A leur demande de n’avoir qu’ un seul interlocuteur structuré juridiquement, l’association ‘Collectif pour l’Avenir de Liauzu’(CAL) était créée pour piloter le projet du CePTEC.

Dégradation des bâtiments

Le CAL a constaté et communiqué les dégradations des bâtiments par le vol et le vandalisme dès la première réunion avec le Conseil Départemental. A cette occasion, Mr le Président a évoqué l’urgence de sécuriser le site.

A ce jour, rien n’a été fait. Semaine après semaine, les bâtiments ont souffert d’un pillage, résultant d’un dommage chiffré à plus de 350,000 € et qui ne cesse de s’accroître.

 

Le collectif met la main à la pâte !

Après une trentaine de réunions, d’ateliers et études techniques sur site (1400 + heures du travail des bénévoles engagés et enthousiastes), les rencontres entre le CAL et le CD, techniciens, maires, pompiers, associations et entreprises locales, le PNRCQ, DDT et bien sur le grand public, le dossier du projet provisoire du CePTEC est envoyé à Mr le Président du Conseil Départemental en mars 2016 (et le document définitif  en avril) afin d’être considéré en commission début mai.

Le CAL, conscient de l’urgence d’amorcer une installation afin d’éviter vols et vandalismes supplémentaires, et soucieux de démarrer les projets au cours de la saison estivale (transports de matériaux par le gué, impossible en hiver), a pris soin de répondre à toutes les exigences du CD en terme d’études administratives et juridiques dans les délais demandés par le Conseil Départemental.

Au vue de l’importance du projet’ Mr le Président a souhaité le présenter à la Commission Permanente ( donc à tous les conseillers départementaux) . Il a donc repoussé l’examen du projet à la séance de début juin 2016 afin  de donner aux conseillers le temps de bien étudier le dossier en amont.

 

Bail emphytéotique – et une SCIC en vue.

Le 6 juin 2016 le projet était présenté au Conseil Départemental par 4 membres du collectif  CePTEC avec un diaporama. Considérant le travail et l’investissement nécessaires pour remettre les bâtiments en état, et sachant que le CD ne mettra pas un centime dans le projet ( le Président a été très clair sur ce point dès le début) le CAL a demandé un bail emphytéotique pour un prix symbolique d’un euro par année.

Les exigences de sécurité ( zone inondable, accès piéton seulement) et juridique ( fermeture administrative des bâtiments en 2012) ont amené le CAL à proposer de prendre le bail pour la totalité du site et louer les bâtiments aux entreprises / associations /personnes morales, tous signataires de la charte de la Transition et susceptibles de constituer une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) dans laquelle le Conseil Départemental aurait eu toute sa place.

La structure du Centre de la Transition était conçue pour minimiser le risque d’échec financier entre autre  – le fait d’avoir en particulier une pléthore de projets à petit taille et divers formats réunis dans une SCIC encadrée par une charte éthique, écologique et économique. La SCIC est une structure avec plusieurs collèges qui inclut collectivités locales, entreprises , associations et utilisateurs du site qui tous ont une voix dans les décisions de fonctionnement.

Où sont le PNRCQ et sa charte ?

En amont de l’envoi du dossier, le CAL a sollicité une réunion avec Mme la Présidente du PNRCQ (et Conseillère Départementale), Mme Marlas et  a obtenu un entretien avec Mr Brunet, directeur adjoint du PNRCQ qui a évoqué les expériences des Amis du Célé que le CAL a ensuite prises en compte dans la construction du projet CePTEC.

En 2011, le PNRCQ a accueilli 30 visiteurs de 7 pays différents dans le projet européen « Parks and People ». Le Liauzu et Les Amis du Célé étaient une des initiatives visitées en tant que projet phare de bonnes pratiques écologiques à partager avec les partenaires européens, montrant ainsi que la valeur du site était bien connue de Mme la Présidente.

Pourquoi le CePTEC n’a pas eu l’intérêt et le soutien de Mme la Présidente pour un projet de restauration du patrimoine bâti à l’abandon, un projet de protection et d’animation d’un espace naturel sensible et Natura 2000 sur le territoire du parc ?

Ce n’était pas la première fois que les ambitions politiques de certains élus prennent le pas sur des projets citoyens nécessaires pour la transition écologique et énergétique du territoire.

 

Espérance torpillée

La réponse du Conseil Départemental le 16 juin 2016 était plus que décevante, reçue comme une insulte blessante et incompréhensible, après une année de travail intense et l’implication volontaire de plus que 60 personnes.

Le « bien fondé et le sérieux » du projet ont été reconnus, mais la raison apportée dans la lettre a plongé les citoyens lotois dans une stupéfaction totale :

« En effet il est ressorti des débats au sein de l’assemblée départementale la volonté de conserver ce site naturel remarquable dans le domaine public sans en confier le devenir à un tiers. »

Il n’y a aucun trace de cette décision dans le procès verbal de la réunion du 6 juin 2016, bien que ce soit une décision de l’assemblée départementale. S’agit-il vraiment d’un procédé démocratique ?

 

Ce qui rend la réponse du CD inacceptable et honteuse est le fait que, lors de la même commission ( quelques minutes avant la présentation prévue depuis 6 semaines) le CD a validé un dépôt de candidature du CD à une demande de subvention de la FEDER (Europe) dans le cadre de « Projets innovants/structurants pour une sensibilisation à la transition écologique sur le territoire de Midi-Pyrénées » et de la Région dans le cadre de « Favoriser les actions de diffusion pour la transition énergétique et écologique vers un développement durable » ; cela pour un montant de 336,000€   !

(Deliberation CD46 6juin 2016)

Il faut aussi noter que la subvention était demandée pour les zones ‘ Espace Naturel Sensible’ – dont fait partie le Liauzu.

Le CePTEC pouvait répondre parfaitement à l’appel pour des projets innovants / structurants pour une sensibilisation à la transition écologique sur le territoire de Midi-Pyrénées – mais il faut passer par la collectivité pour le financement dans ce cadre, et la collectivité a choisi de garder par devers elle cette information et de ne pas faire le lien avec le projet du CePTEC.

Aveugle ou pire ?

On peut se demander s’il est possible que les élus n’aient pas vu la synergie entre le projet du CePTEC et leurs propres volontés de nouvelles orientations ?

Ou est ce que l’intérêt porté par les élus à ce projet avait pour seule fin de le neutraliser et d’éviter toute contestation ou ébruitement de leur politique d’abandon ?

Est-ce que  les ambitions politiques des élus les ont empêché de soutenir des projets ‘alternatif’ qui pouvaient leur échapper ?

Est qu’ils sont dans l’incapacité totale d’admettre ces 5 années de gestion désastreuses ?

Ou s’agit-il tout simplement d’un fonctionnement routinier qui ne laisse plus de place à l’ imagination et l’intelligence pour envisager les opportunités indispensables à une réelle transition citoyenne ?

 

Sans aucune explication de leur part, nous sommes obligés de tirer des conclusions logiques.

 

Des décisions prises en toute opacité – pourquoi ?

Le 20 juin 2016 (demande explications ) Le CAL a demandé une explication du refus du projet par écrit, ainsi qu’une sécurisation du site.  Sans aucune réponse.

Une lettre ouverte (lettre ouverte) à chaque conseiller a été distribuée en personne au siège du CD 46 le 11/07/2016.

Entre parenthèses, à l’occasion d’une discussion avec le directeur de cabinet de Mr le Président, il est apparu que la présentation du projet CePTEC faite à l’Assemblée des élus, ainsi que les débats et décisions prises ensuite n’ont donné lieu à aucun procès-verbal au motif qu’il s’agissait d’un atelier de travail et non d’une réunion de la commission permanente. Les décisions prises dans les ‘réunion de travail’ ne sont ni notées dans un procès verbal ni dans un compte rendu !

Il est choquant qu’une telle réunion plénière ne donne lieu à aucune trace écrite, cela empêche les citoyens d’en prendre officiellement connaissance. N’est-ce pas un déni de démocratie?

Explication sans raison.

Sur l’insistance des membres du CePTEC pour obtenir des explications , le CD a mis en place une réunion entre plusieurs membres du collectif et le CD. L’autorisation d’enregistrer les échanges a été refusée. Dans cette réunion, malgré l’affirmation de Mr Rigal qu’aucune réflexion n’avait encore été entamée pour décider d’un projet porté par le conseil départemental, Mme Marlas a évoqué la possibilité d’un ‘pôle de pleine nature’. Certains membres du CAL ont été choqués par le manque de soutien de ce projet par la Présidente du PNRCQ , ainsi que par cette affirmation :  ‘le parc est le département’, montrant la confusion qui peut régner entre les fonctions d’élus du département et celle de Présidente du Parc.

Les conseillers ont expliqué que le projet CePTEC, en tant que tel, n’avait pas été vraiment discuté le 6 juin et qu’ ils ont très vite admis l’idée de garder la main sur le lieu et de trouver entre eux une nouvelle « orientation » pour Le Liauzu. Mr Rigal a confirmé qu’il y a eu un vote de refus du projet CePTEC à l’unanimité moins deux abstentions.

Cette absence de discussion sur le projet présenté et ce rapide engouement pour garder la main mise sur un site qui venait d’être ignoré durant 5 ans avec les conséquences qu’ont connaît, tout cela en ayant déjà validé l’heure d’avant une demande de subvention conséquente de la FEDER indique assez clairement le mépris de nos élus pour les citoyens.

Le CePTEC a une fois de plus demandé de faire partie des discussions ultérieures sur l’avenir du Liauzu, sans aucune réponse.

11 novembre 2016

Trois mois plus tard il n’y a eu aucun contact du CD. Seule une délibération consultable en ligne de la Commission Permanente du 17 Octobre 2016 a permis d’en savoir plus sur l’avenir que le CD réserve au Liauzu, avenir on ne peut plus choquant (deliberation CD 46 17 octobre 2016)

Rappelons, une lettre adressée à chaque conseiller offre d’aide CAL à CD46 a été distribuée en personne au siège du CD 46 le 13/10/2016.

Un mensonge honteux.

L’orientation nouvelle est de « limiter les risques liés aux bâtiments ouverts et dégradés  et à cet effet détruire 5 bâtiments et obturer les 6 autres »

Une drôle de façon de les conserver dans le domaine public !

Le CD a alloué à ce projet 178 000€ d’investissement et 4 500€ en fonctionnement. Détruire et fermer des bâtiments constitue-t-il un investissement ? N’oublions pas que le CD46 n’a RIEN fait depuis sa prise de pouvoir pour protéger les bâtiments. Plusieurs élus parmi eux étaient déjà conseillers généraux  à la fermeture des Amis du Célé.  Le CD46 est responsable, par négligence et non-gérance, de plus que 350,000€ de coût de restauration – une restauration que le CePTEC etait prêt à entreprendre sans s’appuyer sur des fonds publics.

Le lieu est devenu un pion dans le jeu de la « Politique en faveur du Tourisme » et la chasse aux subventions dans le cadre de l’appel à projets «Pôle de pleine nature » de la FEDER (Europe) et Occitanie (Région).

Les conseillers ont adopté « un projet d’espace naturel public de loisirs » – rien de nouveau là dedans, c’est déjà le cas depuis 50 ans, à cette nuance près que toute une structure d’hébergement pour le dévelopement d’une politique d’éducation et d’accueil, laissée à l’abandon au cours des dernières années, va juste être carrément détruite et fermée.

Deux choses sont inacceptables :

Déguiser la destruction et la fermeture permanente des bâtiments en« Investissement de valorisation touristique de la vallée du Célé »

Présenter ce projet comme une réponse à l’appel à projet « Territoires à énergie positive pour une croissance verte »

Quel manque de courage et de vision politique que de mépriser des initiatives citoyennes réellement axées sur la transition et de détruire non seulement le patrimoine bâti d’un site exceptionnel, mais aussi toute la confiance que les citoyen(ne)s peuvent avoir en leurs élus.

Texte validé et cosigné par:

L’association ‘Collectif pour l’Avenir de Liauzu’ (CAL)

Le collectif ‘Centre Permanent pour la Transition Ecologique et Citoyenne’ (CePTEC)

ABCéditions

Valérie Bazin

David Bouguier

Jean-Luc Chatain

Arnaud Chauvin

Pierre Dufour

Mathieu Ebbesen-Goudin

Muriel Fesquet

Cathy Garcia

Véronique Gérard

Jean-Pierre Masson

Jean-Jacques M’µ

Emilie Pinon

John Stubbs

Clémence Urvoy

Nicole Wroblewski

12 juillet 2016
par Kim
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Lettre ouverte au Conseil Departemental du Lot (CD46) 11/07/2016

L’association « Collectif pour l’Avenir du Liauzu » (CAL) a proposé de faire revivre le merveilleux site du Liauzu, à Orniac au bord du Célé.
But du projet : mettre en pratique les valeurs de la transition écologique et citoyenne avec un esprit de coopération et de solidarité.

Après la présentation faite au CD46 le 6 juin, celui-ci a décidé, contre toute attente, de rejeter le projet citoyen porté par de nombreux lotois.

Le « bien fondé et le sérieux » du projet ont été reconnus, mais la raison apportée dans la lettre du CD46 plonge les citoyens lotois dans une stupéfaction totale :
« En effet il est ressorti des débats au sein de l’assemblée départementale la volonté de conserver ce site naturel remarquable dans le domaine public sans en confier le devenir à un tiers. »

Est-ce du déni ? du mépris ? Par cette lettre ouverte, le CAL rappelle à l’assemblée départementale quels sont les efforts déployés depuis 9 mois, quels sont les avantages escomptés au nom de l’intérêt général du territoire.

Les efforts déployés :
- Des dizaines de semaines de préparation, maturation, construction, de réunions menées dans un esprit de démocratie participative ;
- des centaines de personnes mobilisées pour participer à l’avènement du projet ;
- des réunions publiques d’information qui ont montré l’enthousiasme général pour faire revivre ce site magnifique abandonné depuis 4 ans ;
- tant de réactions ultra-positives à la philosophie du projet : transition écologique, éducation populaire, économie sociale et solidaire, ouverture au public – toute l’année ;
- des entretiens avec le staff du CD46 qui nous a encouragé à poursuivre nos investigations pour trouver des solutions aux contraintes légitimes de sécurité (zone inondable, accès pompier, …)
- des rencontres avec les services techniques du CD46 et les services publics de l’administration (DDT, SDIS, pompiers, …) pour trouver les solutions aux susdites contraintes.

Les avantages escomptés :
- tant d’espoirs placés par des jeunes lotois pour créer leurs emplois, des activités rendues possibles grâce à un fonctionnement en mode coopératif ;
- des partenaires associatifs, aux moyens si limités, intéressés par les potentialités du site et de ses locaux ;
- des futurs partenaires économiques qui, après une inquiétude légitime sur la pérennité de leur activité (peur de concurrence), ont compris que bien au contraire, l’émergence de ce projet offrirait de nouveaux débouchés ;

Bref, un nouvel élan pour la dynamisation d’un territoire qui reste en panne hors de la saison touristique !
Et voilà que, 9 mois après le lancement officiel du projet, l’assemblée départementale se dit que ce serait peut être pas mal d’essayer de faire quelque chose avec ce lieu…

Pourtant, 4 ans se sont écoulés depuis que l’association des Amis du Célé a cessé ses activités. 4 ans pendant lesquels le CD46 n’a même pas fait l’effort de sécuriser les locaux, laissant les portes grandes ouvertes. Résultat : le saccage, le vandalisme, tout est à reconstruire sauf le gros oeuvre. Et encore, si rien ne se passe, les toitures seront dégradées à leur tour et les charpentes vont pourrir.

Questions :
- ce lieu va-t-il continuer à se dégrader ? Qui peut évaluer le coût de tout ces renoncements ?
- à qui appartient ce lieu ? Au CD46 (oui, sur le papier, et au plan juridique) ? Aux lotois (oui, dans la vie réelle, avec l’argent des impôts locaux) ?
- les citoyens lotois qui proposent ce projet doivent-ils être assimilés à des « tiers » ? Nous ne sommes pas une société privée, mais un collectif citoyen. C’est très différent !!!

Les citoyens lotois ont le droit de comprendre.
Les élus du CD46 doivent s’expliquer. Ils ont aussi le droit de se tromper, et de réétudier le projet sous un autre angle : celui de la confiance accordée aux citoyens.
La confiance ? Elle se mérite. Nous n’avons jamais demandé un « chèque en blanc ». Nous avons proposé de prendre intégralement en charge la réhabilitation des bâtiments (coût estimé à 400 000 €) sans demander 1 € au CD46. En contrepartie, nous demandons un bail de longue durée avec un loyer symbolique.

Notre projet est une aventure humaine ; même si nous sommes convaincus que nous pouvons réussir, nous ne pouvons pas affirmer que nous sommes surs et certains de tenir nos engagements ni d’atteindre les objectifs présentés, tout en respectant le planning prévisionnel.
Ainsi, nous avons proposé au CD46 de prévoir des clauses de sortie de ce bail de longue durée, en signe de bonne volonté et aussi de lucidité.

Pour autant, quels sont les risques pour le CD46 d’accepter notre projet ?
Eh bien, pour une fois, c’est LE RISQUE ZERO.

- RISQUE ECONOMIQUE : ZERO. En effet, nous rendrions les lieux dans un état bien meilleur que celui d’aujourd’hui ==> la valeur patrimoniale sera largement augmentée.
- RISQUE POLITIQUE : ZERO. En effet, au cas où nous échouerions, le CD46 pourra toujours affirmer qu’il a donné sa chance à un projet citoyen louable.

Pour toutes ces raisons, la décision laconique du CD46 est ressentie avec beaucoup d’injustice ; nous ressentons comme un mépris envers tous les participants lotois depuis ces 9 mois.
C’est insupportable. Mesdames et messieurs du CD46, ressaisissez-vous ! Vous pouvez réviser votre décision. Prenez en compte notre demande, notre appel au secours.

Avez-vous conscience que, par votre décision, le fossé entre décideurs politiques et citoyens électeurs se creuse encore plus ?

Aujourd’hui, des citoyens sont en souffrance.

Aujourd’hui, une institution politique a brisé un élan citoyen.
OUVRIREZ-VOUS LA PORTE QUE VOUS AVEZ FERMEE LE 6 JUIN ?

liauzu 1 (14)

26 juin 2016
par Kim
0 Commentaires

 Centre Permanent pour la Transition Ecologique et Citoyenne

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19 juin 2016
par Kim
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Centre Permanent pour la Transition Écologique et Citoyenne – le décision du conseil départemental pris le 6 juin 2016

Le diaporama nous avons présenté au conseil départemental  presentation cd final

Le Collectif pour l’Avenir de Liauzu a reçu cette  lettre de conseil départemental en réponse.  lettre cd

Le projet dossier complet, c’est ici!    Dossier installation Collective au Liauzu_V4_21-04-2016

(aussi envoyé au conseil départemental un mois avant  notre présentation le 6 juin)

 

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23 avril 2016
par Kim
0 Commentaires

Capture

 

NEWSFLASH!       Dossier devant le Commission du 6 juin

Le dossier est sous étude par tous les Commissions pendant le mois du mai en vue de la diversité des propositions inclus et l’importance du projet pour le territoire. Trois membres de l’association Collective pour L’Avenir du Liauzu CAL) seront au réunion de Commission pour présenter le projet le 6 juin. Une décision sera pris ce jour la et le CAL sera informer avant la fin de la semaine du 6 juin.
On va arriver !


Centre Permanent pour une Transition Ecologique et Citoyenne

Le dossier Liauzu est parti au conseil départemental!

La prochaine Commission permanente du CD46 se réunit le 7 mai.

Voici le dossier à l’étude… merci à tous de soutenir ce projet phare pour le Lot, de parler au tour de vous et demander le soutien de vos élus.

Vous pouvez télécharger le dossier ici Dossier installation Collective au Liauzu_V4_21-04-2016

ou le lire ici  http://fr.calameo.com/read/0047615948be3fdfa339a 

Mesures du pacte pour la transition – propositions concrét pour Le Liauzu ___3 mesures du pacte pour la transition au Liauzu