Transition au pays

AVENTURE LOTOISE ________ Un documentaire de Frédéric Sibille et quelques optimistes

Video 1er février – La poème de Rolande

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Une présentation créative et spontané du collectif naissant Lot en Transition !
La poème’ écrit par Rolande et lu pendant le journée de mobilisation citoyenne ‘Prenons notre avenir en main’ le 1er fevrier 2014 à Labastide Murat.

Le Lot en Transition,

c’est rond, c’est bon, petit’ pâte à pont…

Tous montèrent sur la Nef, ce n’était pas la Nef des fous.
Ni celle de Bosch, car elle voguait vers la Cité
Aucun ne souhaitant s’extrader,
Ni celle de Brant, elle était optimiste
Sur la nature humaine, ses progrès.
Nef de l’épargne solidaire
Flux monétaire bien dirigé.

Ils se postèrent tous en proue,
La Nef faillit en basculer,
Tant leur élan et leur ardeur
Vers l’avant en pionniers les poussaient.
L’on vit ainsi depuis la côte
Monter les colibris enchantés,
Ils se perchèrent sur les mâts.
Arbouge les dessina :
« Pour faire le portrait d’un oiseau
Prenez d’abord une plume… »
Et l’atelier d’artistes commença.

L’on vit aussi CoqueliCausse
Qui tout en mâchonnant sa fleur
N’avait du mouton nul critère,
Ni rumination ni grégarité.
A se faire tondre la laine sur le dos
vraiment, il n’était guère prêt.
A ses côtés, dans un champ d’OGM,
Vaillants faucheurs tous rassemblés
Poussaient les moutons vers le centre
Du pré dûment protégé.
Quelques rapaces en rond tournaient.

Antenne d’Oc flottait là sur les ondes,
Son porte-voix bien arrimé,
« Terre, Mère, île enchantée » criait la vigie exaltée.
Car l’horizon se dessinait…
Depuis le hameau d’Andral on entendait sa voix clamer :
« Frères, gardez vous à tribord » !
« Frères, gardez-vous à babord » !
De droite et de gauche les écueils évités,
Le sillon, clair et franc peu à peu se traçait.
Mary pirate d’Atout anglais
Faisait face aux récifs, aux dangers,
Tous les pavillons qui flottaient
Montraient l’union et la diversité.

Le Collectif du Lot en transition
Voguait vers des idées nouvelles.
Les idées étant en mouvement,
L’ambiance s’en trouvait animée ;
Comme un attrapeur l’on courait
Vers l’idée neuve qui se montrait,
Puis à son tour on en lançait
Une qui sautait, rebondissait,
Les échanges forts et teintés
Amortis par un tapis d’amitié.

Enercoop fit des étincelles
Au bout de sa baguette de fée-électricité.
Dans une anse calme et radieuse
La nef jeta l’ancre un moment
« Port franc, Zone de gratuité »
Annonça la sirène du Lot en Action.
Tous s’engloutirent un moment
Car le son en était puissant
Mais fils d’Ulysse, ils firent surface
Pour échanger en souriant,
Sans oser en croire leurs oreilles
Fort ébranlées au demeurant,
Par cette annonce inouïe : « c’est gratuit ».

Quelques naïades attirées par l’homme au Verbe puissant
Aux enfants venus participer
Consacrèrent à leur animation du temps.

On flottait bercés par la vague,
Une onde calme nous lavait
De tous nos anciens marécages
Contents de ne plus s’engluer.
Auprès de l’artisan, orfèvre,
De rondes crêpes l’on mangeait,
Ce n’était pas avec le dos de la louche
Que nos rêves avec elles sautaient ;
Rêves d’or pur et de démocratie
Alchimies et transformations
Du plomb sociétal qui pesait.
Rêves de fête et de partage
Qui toutes voiles déployées
Autour de l’arbre des possibles
Tournoyaient et puis se fixaient.
Arbre de vie, douceur des fruits
Aux générations futures
Montré comme un phare,
Planté devant une Grange
Aux chimères qui l’entouraient
Filles du feu protéiformes
Les souhaits elles ont récolté.
Et des rameaux de toutes formes
Les rêves y restant accrochés,
Germaient des graines nouvelles
Qui dès lors les ensemençaient.

En tombant sur le sol
De la monnaie locale peu à peu en jaillit.
Puis on joua à la marelle en poussant vers le haut ses pions,
La pyramide des besoins entra alors en vibration.
Carte du Lot, initiatives, carte du Tendre des futurs,
Débats, apports, foison d’échanges,
Il paraît que le Parc en frémit,
Quand au cœur de l’effervescence
Un vieux loup de mer a surgi.
Quelques biches effarouchées
Retournèrent vers leur hallier.
Puis la nuit qui souvent nous apaise
Dans son triangle noir étoilé
Entoura de ses voiles épais
Les mâts solides par la lune éclairés.
Lune aux lueurs argentées, maîtresse des marées.
Alors s’éleva la musique, le chant nouveau des bateliers
Et tous, dans un doux murmure, à l’unisson l’ont relayé.

Ce serait la fin des galères où l’on rame, horizon bouché,
Et le début d’une croisière larguant pas mal de préjugés.
« Faire ensemble » quelle odyssée !
Il y aura quelques escales
Où l’on pourra se reposer
Loin des tornades du progrès
Dans des jardins fertiles
Auxquels nous aurons travaillé.
Il y aura des métissages, des croisements de pensée
Il y aura… viens on embarque ! On a nos filets à jeter.

 

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