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Retours 18 fevrier : collectif Transition Causse et Vallée

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À la dernière rencontre du Collectif Lot en Transition le 18 février à La Bastide Murat, nous étions trois spectateurs venus du nord, du collectif  Transition Causse et Vallée, structure née du collectif anti-gaz de schiste de Martel.

Les débats étaient intéressants, ils montraient en particulier la vitalité de la vie associative dans le centre et le sud du Lot, vitalité qui était déjà apparue lors de la mémorable journée du premier février. L’atmosphère chaleureuse et confraternelle dans laquelle se sont déroulées les discussions était celle que nous attendions, et nous avons eu le sentiment d’y participer. C’est pourquoi nous nous permettons de faire quelques remarques que nous souhaitons constructives.

Le terme « Transition » était constamment mis en avant, mais le contenu de ce terme nous paraissait assez flou, en tout cas éloigné de celui que lui ont donné, il y a une dizaine d’années, Rob Hopkins et ses amis.
Sur des prémisses hélas toujours d’actualité : la fin à court terme d’hydrocarbures à (relativement) faible empreinte écologique et l’imminence de bouleversements climatiques.
Sur des objectifs encore à atteindre : la préparation des populations à ces nouvelles conditions en allant vers une vie plus sobre et plus solidaire.

Il nous a semblé que la transition envisagée par les intervenants devait essentiellement se faire en interne, vers une meilleure synergie entre toutes ces associations via un partage des connaissances ; cette impression est confirmée dans les points mis en avant dans le « Qu’est-ce qu’on veut faire avec ce collectif ? ».

Il est vrai qu’il y a suffisamment à faire pour développer des initiatives citoyennes et qu’il n’est pas nécessaire de s‘enfermer dans un modèle initié pour des populations anglo-saxonnes essentiellement urbaines.

Un exemple de démarche tournée vers l’extérieur est proposé dans un des envois de Coqueli’Causse du 18 février note_attac_municipales_2014.pdf. Il s’agit là d’œuvrer pour une « transition vers un monde soutenable » par une série d’actions dans lesquelles chaque association pourrait intervenir dans le cadre de leur compétence et de leurs préoccupations, en pesant sur les choix de nos futurs élus, par des propositions comme par des contestations.

C’est dans ce type de combat que notre collectif a peut-être été le plus efficace : le rejet unanime par les conseils municipaux de la partie du Lot concernée par le permis de Brive a été largement obtenu par nos actions : lettres aux élus, information de la population par des calicots et de nombreuses réunions-débats dans les salles municipales, signatures de pétitions dans les lieux publics comme les marchés.
Jean-Claude Brenot, Collectif Causse et Vallée
mailto:jcbrenot46(at)gmail.com

Un Commentaire

  1. Quelque soit la direction que l’on prenne, nous sommes tôt ou tard confrontés à notre terrible dépendance énergétique. Nous avons à imaginer toutes les façons, rapides et lentes, de ne plus être « otages ». Sortir de la compromission requière des ressources en imagination, du plus petit geste à la grande action. J’aime voir « les transitions » car elles proposent une conscience à entrées multiples. Le chantier est immense, il y en a pour tout le Monde et nous avons bien l’embarras du choix. Une onde que nous pouvons produire et une vague que nous allons subir. Des cercles, des cercles encore des cercles…

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